arnaque gourmande
Ce qu’il y a de bien quand on bosse pour une boîte qui a des thunes c’est le forfait repas du midi, ou du soir quand il y en a. Ce mois ci on m’a appris que désormais, j’aurai droit à 16 euros pour manger à midi. Au lieu de 11,80, l’augmentation est notoire.
C’est vrai que manger au restau coute cher et qu’on est déçu une fois sur deux. Enfin surtout quand on pas la chance d’avoir une « cantine » à proximité tous les jours, (ça ma toujours laisser songeur cette appellation d’ailleurs. Pour moi la cantine me rappelle une bouffe fadasse, pleine de conservateurs, servie tiède et en vrac, avec pour y accéder une queue pas possible, un ticket que j’oubliais une fois sur deux, et des gosses qui crient, bref l’antithèse de la pause déjeuner sympa). Quand, comme moi, on déambule sur la route à longueur de temps, le repas de midi c’est toujours pile ou face. Avec en gros une poignée de minute pour trouver un restau, c’est un peu la roulette russe. J’essaye de me fier à tout un tas d’indices plus ou moins représentatif. Des trucs purement subjectifs, comme la gueule de la devanture, la taille des assiettes, la moustache du patron, la couleur de la tapisserie, le style d’écriture sur l’ardoise. Devenu fin expert de la détection du plat du jour, je me fais quand même baiser de temps en temps. Ca m’énerve tous ces restaurateurs foireux qui servent de la daube en barre, en argumentant, que, “oui monsieur c’est du frais ça”, “du fermier, du très fin”, ” Ici les dessert sont fait avec les framboises du jardin” (pas au mois de mars connasse, celle qui m’a servi des lasagnes pourries à Lisieux se reconnaîtra)
Cette semaine j’ai commencé par le plat du jour dans une brasserie en Normandie. Au menu du poisson blanc, pas trop de goût avec une sauce aux poireaux. Heureusement que le mot poireaux était écrit sur le menu sinon j’aurai pas deviné. Dans mon assiette minimum, un dé à coudre de riz, le petit monticule était presque là pour me rappeler que je suis dans une région de bouffeurs de patates (et de saucisses… en témoigne la queue qui s’allonge devant un large stand fumant ou rôtissent une came bas de gamme à donner des boutons.
Pour le vin c’est pareil, c’est jamais extra. Ici, verre de vin à 2€40, un rouge qui râpe un peu, translucide mais pas trop. Pas de café. (J’expliquerai pourquoi plus tard). Une CB et Merci.
Le lendemain, une autre brasserie style Alsacienne. Beaux volumes, carte fournie, on sent que ça envoie en cuisine. Au menu des médaillons de lotte, plutôt pas mal avec un peu de riz et quelques légumes en purée. Le verre de vin est plus que passable, c’est le genre que l’on vous sert à ras bord dans un petit verre à pied. Historie qu’on n’aille pas renifler le bouquet inexistant de ce vin de table. Je regarde le VRP d’à côté s’enfiler la salade jambon de pays en entrée, le veau aux spaghettis ensuite, et une salade de fruit visqueuse (genre au sirop bien molle). Le monsieur à l’air de se forcer presque comme si ça ne voulait pas rentrer la dedans. D’abord, on m’a toujours déconseillé les pâtes avec la viande, indigérable et fermentation assurée. Pas étonnant qu’il ait besoin d’un double café pour rester debout cet homme là. Pourquoi diable autant manger alors qu’il a déjà de la graisse qui pendouille sous le menton.
Jeudi, autre poisson, pas trop mal, là j’avoue que je l’ai avalé en 15mn tellement j’avais faim. Restau ouvrier, service sec, desserts en exposition au milieu de la pièce. Ils prenent un peu l’air avant de retourner dans les frigos? Pas de souvenir transcendant, mais correct.
Le lendemain, ville normande encore mais carrément plus paumée. Là , tout le jeu est d’éviter l’onglet, la véritable andouille de Vire ( comme s’il serait venu à qlq’un d’en faire de la contrefaçon) la bavette aux échalotes, la cote de porc, ou la langue c’est selon. Je me laisse tenter par un restau au design moderne qui « advertise » un filet de poisson au curry.
Arrivé tard (13h30 pour la province, c’est plus que limite) le chef pose devant moi une assiette avec un beau morceau de poisson entouré d’une sauce jaune clair, une louche de riz sur le côté et au milieu une mixture tomate oignon. (Manque plus que la sauce blanche). Rien à voir avec une ratatouille maison, en plus cette mixture est froide… j’aurai du demandé avec quoi c’était servi… une fois de plus. C’est mangeable, les produits eux même sont bons mais c’est l’association qui est un peu moyenne. Drôle de curry par contre, une sorte de mélange beurre blanc épicé de très loin avec du curry en poudre. C’est sans doute ça qui rapproche l’Inde et la France. Ici comme là bas, quand on demande un curry on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber.
Dans ces cas là pas de dessert ni de café, c’est l’addition et merci au revoir. ( et bon weekend)
Ok j’ai 16 euros pour bouffer, en prenant le plat du jour, entre 7 et 9 euros et un verre de pif j’en ai en général pour 9 à 12 euros. J’ai appris à me passer du café que je n’ai jamais vraiment aimé boire. Quand je vois les prix du café gourmand je me dit que les restaurateurs ne perdent pas le nord. Sur 1 euros de baisse du plat du jour (baisse signalée en très gros sur la vitrine) ils abattent le client d’un grand coup de carabine au moment du café dessert.C’est pas nouveau mais le café gourmand (entre 5 et 9 euros le bébé) est devenu une institution. A ce prix là je comprends que le gars fasse un peu la moue quand je décline son dessert pâteux, son café acide et ses gourmandises bourrées de sucre. Et puis de toute façon, même l’augmentation de mon forfait ne suffirait pas à payer la note ! Faut pas déconner!
Dans ce pays bouffer au restau c’est se faire rendre pour une truffe. Ces gars là ne sont pas là pour faire de la bonen bouufe mais pour gagner du fric. Point. Quel cinéma pour nous servir de la poêlée congelée avec un morceau de poisson congelé lui aussi.
Ps : non je ne mange pas de viande deux fois par jours. Ni même deux fois par semaine, à peine une fois par mois. Je préfère privilégier les protéines d’origine végétale. Plus sain plus digeste, et tout aussi nourrissant. Mais dans les restaurants de province c’est juste la mission impossible. Le mec qui demande une assiette de légume est presque obligé de se justifier, de dire qu’il est malade… qu’il est presque désolé de ne pouvoir s’envoyer un cuissot de jambon grillé ( vrai, je l’ai fait une fois et j’ai eu le droit à double ration de légumes par compassion du rôtisseurs) Donc il me reste les salades ( pas top en hiver) , le poissons ou les omelettes… Les pizzas végétarienne étant trop souvent un fouttage de gueule monstrueux
Sur ce bon ap et bon café gourmand ;P
À propos de cette entrée
You’re currently reading “arnaque gourmande,” an entry on le passager
- Publié:
- mars 14, 2010 / 3:45
- Catégorie:
- Uncategorized
Pas encore de commentaires
Aller au formulaire commentaire | comment rss [?] | trackback uri [?]