Tweet me @greenwash
Edito Surftime Summer 09
C’est l’été, la plage est au bout du chemin, on a tous vu Home (sauf moi) et on a plus que jamais envie de faire un geste pour l’environnement ! Normal. Les pieds nus dans le sable on se rend tout de suite compte que la terre, ça peut chauffer grave. Dans les médias, la propagande (aujourd’hui appelée marketing) fonctionne à plein régime. On nous répète sans arrêt que c’est maintenant ou jamais. Que ce serait criminel de ne rien faire. Bientôt ça va être de notre faute. C’est vrai que les surfeurs sont en première ligne pour ressentir les changements climatiques. C’est vrai aussi que contrairement à la course à pied, nos jouets sont fait avec des matières pas franchement éco friendly. Alors quoi ? Concerné le surfer ? Même pas sur. D’ailleurs quand il rentre dans un surf shop, on fait comme si de rien était, on continue à lui refourguer des t-shirt made in Pakistan pour 30 euros pièce, et à ce prix là c’est même pas du coton bio. Evidemment il y a des exceptions, à vous de les trouver. Pour les planches c’est pareil, on continue à se tirer une balle dans le pied en dealant des wagons de board chinoises à 350 euros. Elle est belle la France. Comment il fait le petit shaper pour s’en sortir à ce tarif là, il se fait brider les yeux ? On aura beau faire reposer sur le surfeur la responsabilité de son environnement, si on ne lui donne pas les moyens d’agir c’est un peu léger comme démarche. Face à des leaders de moins en moins charismatiques les plus radicaux montrent la voie. Ils nous prouvent que faire durable ne coute forcément pas plus cher. Mais cette manière de voir le monde a du mal à prendre. Aujourd’hui on sait faire des planches en bois qui marchent, des board short recyclés, des combis non polluantes. Bref, l’alternative existe mais peu de gens veulent la regarder en face. C’est quand même pas normal de devoir se fournir chez Patagonia pour trouver des produits green de qualité. Où sont les autres ? Cachés derrière un écran de greenwashing ? Essayant de se profiter de notre sentiment de culpabilité pour nous faire consommer toujours plus de truc. La montre en plastique recyclé étant le type même de l’accessoire green wash. On peut toujours rêver qu’un jour tout le CO2 émis sur le WCT et le WQS réunis sera racheté. Mais là aussi le concept est biaisé à la base. On ne peut plus se permettre de polluer plus. Il n’est plus question de continuer comme avant en repeignant les murs en vert. Il est temps de réaliser que les notions environnementales de base ne sont pas accessoires mais primordiales. Acheter local, surfer local, manger local, faire vivre sa communauté. Toutes ces notions devraient rencontrer plus d’écho, dans l’intérêt de tous et pour préserver notre beau terrain de jeu. Keep surfing.
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- Publié:
- juin 28, 2009 / 4:23
- Catégorie:
- Uncategorized
- Tags :
- beach, bio, eco conception, ecologie, environnement, grrenwash, plage, surf, surftime
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