Destination Lima / plan galère pour L’Amérique du Sud

5 février 09

IBERIA est une proto compagnie aérienne, au même titre que les cages à lapins qui bordent l’autoroute qui conduit à Bilbao forment un ensemble proto urbain. A l’image de l’Espagne c’est cher pour ce que c’est, le fonctionnement est erratique et le service est minable.

 

 Février 09

IBERIA est une proto compagnie aérienne, au même titre que les cages à lapin qui bordent l’autoroute qui conduit à Bilbao forme un ensemble proto urbain. A l’image de l’Espagne c’est cher pour ce que c’est, le fonctionnement est erratique et le service est minable.

« Bilbao Airepuerto », c’est du Basque ça ? On y arrive devant le panneau après 2 heures sur une « auto » route en perpétuelle construction où il est impossible de garder une vitesse constante. Les stations services grouillent de flic en armes. L’aéroport ressemble à une coquille vide. Etonnement calme, il est plutôt moderne et très design. Le premier contact est plutôt sympa, le sourire est de mise. Un sourire un peu jaune, parce qu’eux, derrière leur comptoirs,  savent la galère qui nous attends. Vols annulés, reportés, bagages perdus etc… Il y a fort à parier que la plupart d’entre eux ne quittent jamais leur Pays Basque natal. Ca les regarde. Mais en même temps je peux les comprendre.

Ce matin, le soleil illumine le grand bâtiment tout de verre et de métal. Des jeunes cadres en costard bleu vieillot boivent un café en faisant des grands gestes. Visages maigres, bouches démesurées, traits gris et sourcils noirs.

A l’enregistrement, c’est déjà un petit peu désastreux, tous les comptoirs affichant IBERA indiquent FERME sur leur écran. Difficile dans ces cas là de savoir où se diriger. Il y a pourtant des hôtesses ici et là mais elles ont le regard scotché sur leur ordinateur.

Je me dirige au hasard entre les comptoirs 11 et 17. Je donne mon billet électronique et immédiatement je comprends que ce voyage ne va pas être simple. Outre le racket exorbitant pratiqué par IBERIA pour le transport des planches de surf (150 euros incompressible par planche), ils sont incapables de me sortir les boarding pass pour la suite de mon voyage. C’est pitoyable. Il va falloir envoyer un fax a Madrid, à cause d’un problème de connexion… blah blah blah.. l’hôtesse se confond, ne sait pas quoi dire se précipitte me dit d’attendre de revenir qu’elle va appeler qu’il ne faut pas s’inquiéter, là-haut il sauront gérer le problème… et la voilà qui disparaît pour envoyer un FAX !

Et ce n’est pas tout, le vol de 12h10 est “retracado”. Un mot dont je devine vaguement le sens. De toute façon lorsque quelque chose change c’est rarement en mieux. Surtout chez IBERIA, qui se fou complètement de ses passagers. Mon vol est donc retardé d’une heure trente sans préavis. Ma connexion à Madrid est donc mal barrée. Une heure à peine pour toper mon vol suivant pour LIMA et je n’ai pas de boarding pass. Bavo. Sans compter que ma planche de surf risque fort de rester loin derrière…

Il est 12h 30, deux Espagnols sortent du bar avec un demi à la main. L’un porte un maillot rayé blanc et rouge, l’autre une écharpe de la même couleur avec une coupe de cheveux à la Maradona. Boire, une solution efficace quand la patience commence à manquer ?

La patience étant la base du voyageur j’essaye de ne pas perdre la mienne.

On embarque, enfin, on essaye ; les espagnols forment une queue d’environ 50 mètres pour monter dans l’avion. Ça va pas la tête non? On n’est pas au goulag, on va tous monter… Je me faufile dans le tas. Une fois à bord le « leg room » est aussi limité que possible. Les gens plient et replient leur manteau avec mollesse avant de les placer dans les coffres. Ça n’en finit plus. Et évidemment on ne décolle pas. 13h45 Toujours pas. Là c’est sur, j’ai loupé ma connexion pour LIMA via BOGOTA.

Enfin ça bouge, pas trop tôt. Après bientôt 2H30, et pas un espagnol pour montrer des signes d’exaspération. Il faut dire que ceux qui sont dans l’avion on l’air d’avoir un taf, et comme ça devient rare en Espagne, ils ne la ramènent pas. Je croyais que c’était sanguin un espagnol. Toujours flippant les décollage en plein vent. Mais bon ça passe.

On découvre Madrid sous la brume. Glacial !

Je pense au crash de Spanair il y a à peine quelques mois. Je flippe un coup et puis ça y est on touche terre.

Evidemment je ne me presse pas pour attraper mon vol. Il est en Last Call et je n’ai même pas de boarding Pass tellement ils sont incompétent chez IBERIA. Revenez demain me lâche laconiquement la première hôtesse qui me renseigne. Sur quoi j’essaye de lui expliquer que sa collègue m’avait réservé un vol sur LAN chile plus tard dans la nuit. Mais elle n’en a rien à foutre, elle me refile un papier pour aller dormir à l’hôtel. POINT. C’est ça le service IBERIA. Circulez il n’y a rien a voir. A côté de moi un type rempli consciencieusement l’épais cahier usé des réclamations. On se demande si ça sert à quelque chose vu le nombre de papelards qui doivent arriver chaque jours sur leur bureaux…

Dehors il fait super froid. Navette, hôtel, et au chaud. Bonne surprise l’hôtel est assez classe 4 stars. Au point où j’en suis c’est déjà ça. Même si c’était bien le dernier endroit ou j’aurai pensé arriver en me levant ce matin. Je fais un saut dans le quartier pour me ravitailler, et oui j’ai rien bouffé depuis 7 heure du mat et il est 16H30… ça creuse.
La zone est populaire et périphérique. Entre les étals de viandes bien garnis et les magasins déserts on sent un peu la misère. Il y a déjà du monde au comptoir des troquets crasseux. Elle est là L’ambiance espagnole, la vraie.

Vers 21h je descends au restaurant. Et la Banco, c’est le ricon del amigo, la cantine de JOJO, le buffet du flunch en pire. Bouteille de Tinto sur toute les tables, serveur bedonnant très directif. La bouffe n’a aucun goût sinon celui de l’huile. Et pourtant mes voisins de table s’empiffrent, beurk. Décidément le Tryp Hotel **** à + de 100 euros la nuit ne vaut pas mieux que le reste. Du flan.

La leçon du jour :

1- Ne jamais prendre Iberia, je le savais maintenant j’en suis convaincu
2- Toujours demander un document écrit aux employés d’une compagnie aérienne qui vous promettent un truc
3- je ne sais plus
ha si,à Madrid en hiver il fait sacrément froid

Et demain ça recommence… embarquement à 11h10… à suivre


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